Le Cardinal Bergoglio devient le Pape François.
(17 décembre 1936)

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Il aura fallu peu de temps aux cardinaux réunis en conclave pour choisir le nouveau pasteur de l'Eglise. En cette soirée du 13 mars 2013, une fumée blanche s'élève du toit de la chapelle Sixtine:"Habemus Papam". Ce fut une grande surprise de découvrir un pape âgé, humble, dont les premiers mots furent "Buona Notte" et qui s'inclina devant la foule, lui demandant de le bénir. En peu de temps, le ton est donné, une nouvelle ère s'ouvre pour les catholiques du monde entier. En s'inclinant devant les fidèles réunis place Saint Pierre, le cardinal Bergoglio nous ramène aux fondamentaux de l'Eglise: l'homme n'est pleinement homme que s'il est devant Dieu, et n'a de force que celle qu'il reçoit de Dieu.

Cet homme simple, le pape des pauvres, est le premier Jésuite à accéder au trone de Saint Pierre. Les Jésuites, font les voeux de "chasteté, pauvreté et obéissance à leur supérieur. La devise de Jésuites, "Ad majorem Dei gloriam" rend compte de leur grande spiritualité. Ils sont très présents dans l'enseignement, leur culture étendue et pointue, leur permet de pratiquer la prédication, mais se sont également des missionnaires, des directeurs de conscience.

Cet esprit éclairé, cette simplicité dans les actes de vie, rappellent le rôle des ordres mendiants avec l'Evangélisation de l'Eglise. Cette robe blanche papale, rapprochée du prénom "François", nous renvoie à Saint-François d'Assise et à la simple robe de burre. Le message est clair: le pape François va défendre les droits de la vie et la dignité humaine, tout comme les ordres mendiants. La nouvelle évangélisation de l'Eglise est en route. Le choix d'un Jésuite n'est pas anodin: le pape François poursuivra sa mission envers les pauvres, car se sont ceux qui "ne connaissent pas Dieu et ne prient pas".

Il est clair, que ce pape, venu du nouveau monde,(Argentine) imprime déjà sa marque spirituelle et intellectuelle. On peut se demander, au vu de la ferveur engendrée par son élection, si l'Europe qui s'est détournée de l'église catholique, ne va pas revenir vers Dieu. Cette église qui s'est égarée, s'est coupée du monde qui l'entoure : cette nouvelle évangélisation viendra guérir le coeur des hommes, en désertion. La religion catholique est une religion d'amour.

En 2001, le cardinal Bergoglio, évoquait la mission de l'évêque comme celle d'un veilleur:"Veiller évoque le fait d'être attentif à ce qu'il y ait du soleil et de la lumière dans les coeurs...Veiller fait penser au soutien patient des processus à travers lesquels le Seigneur guide son peuple vers le Salut." Dans sa bénédiction Urbi et Orbi, le pape nous a offert le réveil d'une conscience humaine offerte à la lumière divine afin de lutter contre la montée des totalitarismes.

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"Ne cédons pas au pessimisme ou à l'amertume que le diable nous offre chaque jour, ne cédons pas au pessimisme et au découragement".
C'est curieux le Paraclet, est à l'origine de toutes les différences dans l' Eglise. Il semble même qu'il soit l'apôtre de Babel...c'est l'Esprit Saint, toutefois, qui fait l'unité dans cette différence. Unité qui n'est pas celle de l'égalité mais de l'harmonie."

JMJ 2013 à Rio

"Chers jeunes, vous êtes particulièrement sensibles aux injustices, mais souvent vous êtes déçus par des faits qui parlent de corruption, de personnes qui, au lieu de chercher le bien commun, cherchent leur propre intérêt. A vous aussi et à tous, je répète: ne vous découragez jamais, ne perdez pas confiance, ne laissez pas s'éteindre l'espérance. La rélaité peut changer, l'homme peut changer, l'homme peut changer. Cherchez, vous les premiers, à apporter le bien, à ne pas vous habituer au mal, mais à le vaincre.
Je veux une Eglise qui aille dans la rue !
Je veux que nous nous détachions de la mondanité, de la commodité, du confort, du cléricalisme, de ce qui nous laisse renfermés sur nous-mêmes.Les paroisses, les collèges, les institutions sont faites pour sortir ! Si elles ne sortent pas, elles deviennent des ONG, et l'Eglise ne peut-être une ONG.
L'avenir exige de nous une vision humaniste de l'économie et une politique qui réalise toujours plus et mieux la participation des gens, évite les élitismes et déracine la pauvreté. Que personne ne soit privé du nécessaire et que dignité, fraternité et solidarité soient assurées à tous: c'est la route à suivre."

 

 

 

 

 

 
 
 

mise à jour 21 août 2013